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22 mai : nouvelle journée contre la réforme de l’assurance chômage

Petite mobilisation à Marseille pour cette journée nationale de mobilisation. Environ 150 personnes ont manifestées du Frac jusqu’au Vieux Port en passant par le Mucem. Ci-dessous le tract de Sud Culture.

Après plus de deux mois d’occupation des lieux culturels, la ministre du travail vient d’annoncer des premières mesures en faveur du secteur culturel :

  • 4 mois supplémentaires de prolongation de l’année blanche jusqu’au 31 décembre pour les intermittent·e·s du spectacle et de l’audiovisuel ;
  • 30 millions d’aide ;
  • abaissement du seuil d’accès au régime de l’intermittence des 507h à 338h pour les primo entrant·e·s de moins de 30 ans

Si la mobilisation a permis d’arracher quelques avancées, ces mesures sont largement insuffisantes. Concernant le secteur culturel SUD Culture Solidaires continue à demander :

  • Un vrai plan de relance pour financer toutes les formes de travail (créations, répétitions, …) toutes disciplines confondues (spectacle vivant, audio-visuel, arts plastiques…) en concertation avec les salarié·e·s de la culture, et pour ce faire les 30 millions ne suffiront pas.
  • que soient pris en compte également les plus de 30 ans qui ont connu des accidents de parcours dans leur carrière professionnelle pour l’accès au régime de l’intermittence.
  • L’indemnisation de tou·tes les chômeurs·es et de tous les intermittent·es de l’emploi jusqu’à la reprise totale des activités augmentée d’une année sur la base d’un SMIC minimum ou du dernier salaire avec maintien des droits sociaux (maladie, retraite, maternité, prévoyance, formation)

Nous rappelons également que l’une de nos revendications principales est l’abandon pure et simple de la réforme de casse de l’assurance chômage.

LA MINISTRE NOUS DIT : « L’État a fait sa part, rentrez chez vous »
ON LUI REPOND : « Pas de réouverture sans droits sociaux ! ».

Enfin, nous ne sommes pas dupes de la stratégie du gouvernement. Ce qu’il cède vise aussi à diviser le mouvement de lutte en n’apportant que des réponses incomplètes aux seul.es travailleuses et travailleurs
du secteur du spectacle vivant et de l’audiovisuel tout en espérant qu’ils et elles s’en contenteront.
Globalement le gouvernement n’a rien lâché pour les 2 millions de travailleur-est à emploi discontinu (saisonnier·ères, intérimaires, femmes de ménage, guides, livreurs…), des précaires et des intermittent·e·s de l’emploi. Il n’apporte aucune réponse pour les chômeurs-es, les jeunes de moins de 25 ans, les plasticien.ne.s, les autrices et auteurs, les étudiant·es ,etc. En pleine crise sanitaire, économique et sociale, le gouvernement continue sa politique antisociale et fait le choix de laisser des millions de personnes à
l’abandon en les promettant à la très grande pauvreté.

Déjà plusieurs théâtres occupés ont été évacués par la force. A Toulouse, Bordeaux, Rennes etc. ce n’est que le début de la répression de notre mouvement de lutte.

Parce que cette situation est intolérable, SUD Culture appelle à maintenir les occupations et à renforcer partout la mobilisation jusqu’à satisfaction de nos revendications !

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Quand le Mucem fait dans le bling-bling et le fric

Les occupant·e·s du Frac ont organisé le mercredi 5 mai une action surprise pour dénoncer l’exposition Jeff Koons au Mucem alors que la presse était convié à la découvrir en avant-première. Ci-dessous le tract qu’ils/elles ont diffusé à cette occasion.

Pour suivre l’actualité des occupations à Marseille :
Frac La CriéeLe Merlan/Zef


« KOONS MUCEM WTF ?

À 800 mètres du Mucem, le Frac Paca est occupé par des artistes, des étudiantEs et des travailleurEuses de l’art qui luttent pour leurs droits.

Alors que la pandémie aggrave les conditions des plus précaires au profit des plus fortunés : M. Pinault, 3e fortune de France avec 42 milliards de dollars, s’invite, avec Jeff Koons, artiste vivant le plus cher au monde avec la vente record de 91 millions de dollars, au Mucem

Si, comme l’a dit François Pinault, « avec l’art, l’émotion est vitale», NOUS SOMMES EN COLÈRE !

M. Pinault, « amateur d’art » pense que « la passion pour l’art, comme pour les croyants, est très religieuse »… Et ce en quoi il croit, c’est que « l’art est bon pour le business »…

L’art est certainement bon pour son business… Surtout depuis 1998, quand Pinault achète Christie’s, deuxième maison de ventes d’art aux enchères à travers laquelle il vend les œuvres qu’il collectionne…

L’art est certainement bon pour son business… Surtout depuis 2003, avec la loi Aillagon sur le mécénat. Elle prévoit que lors d’un investissement dans la culture, l’Etat réduit l’impôt à hauteur de 60% du don – Jean-Jacques Aillagon, ancien Ministre de la Culture sous Chirac ayant proposé cette loi, est aujourd’hui conseiller de la Pinault Collection…

François Pinault est bel et bien « le parrain de l’art contemporain. » C’est une partie de sa collection, qui s’expose aujourd’hui à Marseille.

JEFF KOONS AU MUCEM. Un artiste américain dans le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée.

Selon le Mucem, Jeff Koons serait « un passeur, l’un de ces grands artistes qui donnent sens aux sociétés qu’ils observent »… Mais de quel passage et de quelle société parlons-nous ?

L’ancienne librairie du Mucem devient un magasin de « marchandising culturel »…

L’institution publique expose, légitime et fait grimper la côte des collections privées… François Pinault ouvre la Pinault Collection dans l’ancien Palais de la Bourse à Paris, avec le soutien financier de l’Etat.

L’Etat est complice de la marchandisation de l’art et de la culture, de la même manière qu’avec la santé et l’enseignement supérieur.

La société dont ces personnes sont les passeurEuses c’est
Celle des intérêts individuels et privés…
Celle du privé qui avale le public…
Celle du « in dollart we trust »…

Nous voulons François Pinault, Jeff Koons, et tout ce qu’ils représentent, hors de nos « imaginaires collectifs » !

Hors de nos imaginaires et rendez l’argent !

Les occupants.es du Frac Paca
http://frac-paca.occupations.zonemail

Pour info : 72 millions d’euros, vente aux enchères la plus chère de Koons, équivaut à 4933 années de Smic. La somme de 35 milliards d’euros, fortune de Pinault, équivaut à 2,7 millions d’années de Smic. Populaire ? »

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Manifeste de La Criée occupée

À la suite de la manif du 1er Mai à Marseille entre 400 et 500 personnes se sont retrouvées à La Criée pour occuper la grande scène de ce théâtre et faire une gigantesque AG ! Les occupant·e·s en ont profiter pour lire le manifeste que nous reproduisons ci-dessous.

Pour suivre l’actualité des occupations à Marseille :
La CriéeLe Merlan/ZefFrac

« S’emparer d’un espace. Ouvrir des portes verrouillées. Y entrer. Ouvrir les fenêtres. Faire entrer de l’air, des corps, des voix. Ne surtout pas refermer les portes derrière nous. Puis tenter ensemble de définir ce « nous ».

Ou justement pas.

Peut-être que c’est justement ça qui est nécessaire. Qui est humble même. Que ce « nous » soit dense et pluriel. Que pour une fois, on ne soit pas catégorisé-e-s et sectorisé-e-s. Qu’on refuse de ne plus se croiser, de ne plus se retrouver, de ne plus échanger. Qu’en entrant dans cette salle, on se dise qu’on en fait un lieu de lutte. Un lieu des luttes. On a crié, on crie et on va continuer à crier. On veut et on va le faire ensemble. Le faire fort. Tellement plus fort qu’avant. Parce qu’on en a besoin. Parce qu’on est loin d’être essouflé-e-s et loin d’être satisfait-e-s. Ce n’est pas qu’une nécessité, c’est une urgence.

S’approprier cet espace est impératif. Donc, on le prend. Pour tellement de raisons.

Déjà, pour expérimenter. Ce système qu’on nous impose ne nous convient pas. Sur ce point, on est tous-tes d’accord ? Oui ? On espère aussi tous-tes s’entendre sur notre désir d’essayer un fonctionnement différent et qui nous ressemble. Parce qu’on est convaincu-e-s qu’autrement, ça serait sûrement mieux. Mais il faut qu’on éprouve nos idées, qu’on fasse des tentatives, qu’on déconstruise. Sauf que jusqu’ici, on ne nous a jamais laissé de place pour le faire. Même un petit. Alors, cet espace on le prend par nous-même. En plus, il est grand cet espace donc on aura la place de faire toutes les tentatives qui nous animent. Nombreuses sont les réflexions entamées ici, depuis un mois et trois semaines. Dans ces murs ont pu résonner des idées anti-capitalistes, anti- transphobes, anti-sexistes, anti-racistes, anti-militaristes, anti-répressions, anti-validistes, anti- élitistes, anti-surveillance, anti- violence, anti-discriminations, … L’énumération est longue et s’allongera. Elle est ouverte : proposez ! On ne parle pas d’une utopie naïve. On rejette plutôt un héritage dystopique. C’est du concret. Ce sont nos luttes. Ce sont nos endroits de résistances politiques. Elles sont nombreuses et légitimes. Faisons-les se rencontrer et utilisons ces espaces occupés pour les mettre en pratique.

Pour élargir ce qu’on revendique. Cessons de dire qu’on en demande trop. On n’a pas à se justifier de notre soif de contestations. Rejetons l’argument frileux qui dit de se focaliser sur une seule problématique pour s’assurer qu’on obtiendra au moins un contentement. Ça ne nous désaltérera pas. L’abrogation de la réforme de l’assurance chômage est une priorité. Cependant, cette réforme est le témoignage concret de la mise en place d’une violence d’état et d’une politique d’austérité plus large. On bouillonne et c’est tellement normal. Il n’y a plus de tolérance possible. Impossible de les laisser appuyer sur la tête de ceux-celles qui se noient.

Pour se rendre visible. Cessons d’occuper de façon marginale et discrète un hall à la Criée ou une salle multimédia au FRAC PACA. On nous cantonne à des espaces qui ne dérangent pas ou peu.

Comment accepter d’être dans la périphérie d’une économie institutionnelle et culturelle qui continue de tourner ? On ne veut plus être considéré-e-s comme des passant-e-s, comme de la concession temporaire et négociable, comme des visiteur-euse-s. Notre désir de lutte n’est pas éphémère. On ne veut plus être dans ce rapport de force. Inversons-le. On prend puis on discute. On ne discute pas pour espérer prendre. On confisque. On fait du bruit. On tape sur les casseroles. On pousse une gueulante.

Pour lancer un ultimatum. Ce « nous » doit s’élargir. Cette prise d’espace est aussi l’occasion de mettre sur la table une injonction : directeur-rice-s, il est temps de vous positionner. Ne signez pas une tribune dans les journaux appuyant nos revendications pour aller dans le sens de l’opinion publique et pour vous protéger médiatiquement. Ce n’est pas concret. C’est édulcoré et bien pensant. Vous êtes d’accord avec nos revendications ? Dans ce cas là, ne vous les appropriez pas dans le discours : sortez de vos bureaux ! Faites corps.

Pour se réapproprier des outils. Prendre la main sur ce moyen de production. Pour tenter d’en faire autre chose qu’un temple de la culture excluant. On pense qu’ici peuvent résonner plusieurs récits, peuvent se rencontrer plusieurs imaginaires, peuvent s’associer des groupes et des personnes que l’organisation actuelle de la société fait tout pour séparer. Re-démocratiser le théâtre uniquement fréquenté par une vieille élite bourgeoise blanche. On veut ouvrir des espaces d’éducations populaires. Créer un espace de rencontres, de frictions et d’élaborations communes. Se sentir légitimes d’entrer ici. D’y faire des agoras. D’y créer, d’y inventer, d’y débattre. On est fatigué-e-s d’être divisé-e-s. Fatigué-e-s de l’injonction à confondre distanciation physique et distanciation sociale. On va faire de cet espace un outil accessible pour sortir de nos microcosmes. On a absolument besoin de se rencontrer.

Aujourd’hui, maintenant, on prend ce théâtre. Ou plutôt, on le récupère. Parce qu’en soit il est à nous. Et maintenant qu’on est dedans, on peut vous assurer qu’il n’y aura pas de réouverture des lieux de culture sans droits sociaux. On prend. Donc, on décide. »

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Retour sur la mobilisation du 23 avril 2021

Outre un montage vidéo sur la manif à Marseille vous trouverez ci-dessous le communiqué national du syndicat Sud Culture

Une mobilisation réussie qui en appelle d’autres !

Nous étions plusieurs dizaines de milliers à défiler vendredi 23 avril 2021, dans toute la France contre la précarité, la réforme de l’Assurance Chômage et pour la conquête de nouveaux droits sociaux. Une belle démonstration de force en prévision d’un Premier Mai de Combat

Plusieurs dizaines de milliers dans la rue
Malgré la pandémie et la déprime d’un temps suspendu aux dénégations sans fin du gouvernement, l’appel porté nationalement par les lieux culturels occupés, Solidaires, la CGT, Sud Culture a été entendu dans de très nombreuses villes. De Paris à Pau, de Rennes à Marseille, des collectifs de Sans-Papiers aux occupant·es des lieux de la culture, des hospitalier·ères aux collectifs de luttes, des retraité·es aux étudiant.es, toutes et tous se sont retrouvé·es dans la rue pour construire une mobilisation à l’ambiance
festive et déterminée.

et la semaine prochaine on continue

La réussite de cette première grande journée unitaire de manifestation
contre la précarité doit servir de point d’appui pour un Premier Mai massif et offensif. Sud Culture appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation le Premier Mai et au-delà.

Contre la crise sanitaire et économique, propageons les luttes !

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En grève et dans la rue le 23 avril pour défendre notre assurance chômage !

À Marseille rendez-vous devant le Théâtre du Merlan occupé à 11h puis à 14h aux Réformés. À l’appel des lieux culturels occupés, de la CGT, de SUD Culture, de l’Union syndicale Solidaires et du Synavi.

Depuis 30 ans, les gouvernements successifs au service des capitalistes se succèdent pour détruire l’ensemble de nos droits sociaux. Assurance maladie, retraites ou assurance chômage, voilà leurs cauchemars ! Pour augmenter encore davantage les profits, ils veulent détruire le système de protection sociale qui permet aux travailleurs/ses de continuer à tout simplement vivre quand ils et elles sont privé.e.s d’emplois, ils veulent nous obliger à accepter n’importe quel emploi, ils veulent se servir de la terreur du chômage pour baisser nos salaires et détériorer nos conditions de travail.

Cette contre-réforme a pourtant été refusée en partie par le conseil d’état en raison des injustices flagrantes qu’elle crée. La totalité des organisations syndicales y sont opposées. C’est un gouvernement complètement inflexible qui tente maintenant de l’imposer à travers un décret publié en catimini qui ne la modifie qu’à la marge.
Les conséquences de la crise économique actuelle vont entraîner la perte d’emploi pour des millions de travailleurs/ses. L’assurance chômage nous concerne tou·te·s !

Seule une mobilisation populaire massive pourra arrêter la casse de nos droits sociaux et mettre à mal la classe dominante.

SUD Culture Solidaires appelle le plus grand nombre (chômeurs.es, précaires, intérimaires, intermittent.es, étudiant.es, retraité.es, salarié.es, …) à se mobiliser à travers les occupations de lieux culturels déjà en place depuis un mois et à les multiplier au-delà du seul secteur culturel.

Occupons, Occupons, Occupons, Partout occupons !

Pour obtenir l’abrogation pure et simple de cette réforme, la coordination des lieux culturels occupés, SUD Culture, l’Union Syndicale Solidaires et la CGT appellent à une mobilisation massive de tou·te·s les travailleurs/ses par la grève et la manifestation, le vendredi 23 Avril, mais aussi le 1er mai et après…

Dès le 1er Juillet 2021, la nouvelle réforme de l’assurance chômage va ainsi réduire les montants des allocations des travailleurs/ses ayant perdu leurs emplois de 20% en moyenne et jusqu’à 45% dans certains cas à cause d’un nouveau système de calcul. Cela va concerner plus de 1 million de chômeur/ses. Des dizaines de milliers d’entre nous n’aurons tout simplement plus droit à aucune indemnité chômage.
Et à partir du 1er octobre, un nouveau durcissement concernera la durée de travail nécessaire pour ouvrir des droits : il faudra désormais avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois au lieu de 4 mois sur les 28 derniers mois.

Télécharger le tract (pdf)

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Communiqué des occupant.es du Théâtre de La Criée

Sud Culture 13 soutien et relai les occupations du Théâtre de La Criée et du Théâtre du Merlan/ZEF. Ci-dessous le premier communiqué des occupant·e·s de La Criée.

En ce lundi 15 mars, nous, étudiant.es, intermittent.es et professionnel.elles de la culture, déclarons rejoindre le mouvement national d’occupation des théâtres en investissant, jour et nuit, La Criée, CDN de Marseille.

Nous ne pouvons plus tolérer le silence insultant du gouvernement.

Nous ne pouvons plus admettre l’écrasement de nos droits, espoirs et ambitions.

Nous ne pouvons plus parler, penser ni créer sans lieu pour s’entendre, sans espace pour être entendus. Il faut redonner aux acteur.ices de la culture la place qui leur est due. Une telle exclusion n’est plus tolérable.

Étudiant.es de l’ERACM, des CFA des métiers du spectacle, élèves des conservatoires de région et professionnel.les de la culture, nous serons dans le théâtre et hors du théâtre pour créer et crier haut et fort, tous.tes ensemble, contre la farce qui nous est imposée. Le bâton vient de frapper son troisième et dernier coup sur le plancher encore neuf des scènes abandonnées, voici venu le moment où nous prenons la parole pour être entendus.

Nos revendications n’ont pas changé, puisque le gouvernement refuse de répondre aux demandes pressantes exposées par tous.tes les technicien.nes et artistes militant.es.

Nous exigeons :

  • La réouverture des lieux de culture dans le respect des consignes sanitaires ;
  • Une prolongation de l’année blanche, son élargissement à tous.tes les travailleur.ses précaires, extras et saisonnier.ères entre autres, qui subissent les effets, à la fois de la crise et des politiques patronales, ainsi qu’une baisse du seuil d’heures minimum d’accès à l’indemnisation chômage pour les primo- entrant.es ou intermittent.es en rupture de droits ;
  • Des mesures d’urgence face à la précarité financière et psychologique des étudiant.es touché.es par la crise sanitaire ;
  • La mise en place d’un revenu pour les moins de 25 ans afin qu’elles.ils puissent se loger, se nourrir et vivre dignement ;
  • Un plan d’accompagnement des étudiant.es du secteur culturel en cours d’études et à la sortie pour leur permettre d’accéder à l’emploi. La proposition d’un prolongement du temps d’études et d’éligibilité aux fonds d’insertion ;
  • De toute urgence, des mesures pour garantir l’accès à tous.tes les travailleur.euses à l’emploi discontinu et auteur.rices aux congés maternité et maladie indemnisés ;
  • Un retrait pur et simple de la réforme de l’assurance chômage ;
  • Un financement du secteur culturel passant par un plan massif de soutien à l’emploi en concertation avec les organisations représentatives des salarié.es de la culture ;
  • Des moyens pour garantir les droits sociaux – retraite, formation, médecine du travail, congés payés – dont les caisses sont menacées par l’arrêt des cotisations.

Nous occupons l’intérieur pour qu’il se passe des choses à l’extérieur. Nous rejoignons cette mobilisation nationale pour que tous les lieux de culture deviennent la place d’une prise de parole commune à tous.tes les oublié.es, invisibilisé.es et précarisé.es par les décisions politiques illogiques, dangereuses et inutiles.

Mettre la culture à l’arrêt c’est ajouter à la contrition du masque, l’enfermement de la pensée sensible. Ne pas répondre à la précarité c’est perdre la force, la joie et la richesse de celles et ceux qui permettent la force, la joie et la richesse. Ouvrir les théâtres c’est redonner vie à la parole et aux questionnements qui disparaissent au profit d’annonces brutales et d’exigences de résignations. Nous ne nous résignerons pas.

L’art a cela de beau qu’il ouvre à la fois le cœur et la tête. Ouvrons. Occupons.

Les occupant.es du CDN – La Criée, Théâtre National de Marseille
15 mars 2021

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Occupation de lieux culturels : comme une traînée de poudre !

Aujourd’hui plus d’une cinquantaine de lieux culturels sont occupés dans toute la France dont La Criée et Le Merlan à Marseille. Ce nombre augmente sans arrêt depuis l’occupation du théâtre de l’Odéon à Paris qui a commencé le 4 mars 2021. De nombreuses assemblées générales ont lieu chaque jour dans ces lieux.

Le gouvernement vient de faire des annonces (notamment une rallonge budgétaire du plan de relance et l’accès aux congés maladie et maternité pour les intermittent·es) et rien n’est dit clairement ni sur la prolongation de l’année blanche ni sur un horizon et sur les conditions de réouverture des lieux. Quant à abandonner la réforme de l’assurance chômage (qui doit entrer en vigueur au 1er juillet prochain), il n’en est toujours pas question.

Il s’agit donc bien de venir d’une main poser quelques rustines tandis que de l’autre on détruit le navire. Pour rappel, l’une des mesures les plus dévastatrices de la réforme chômage est l’augmentation de la durée de travail nécessaire pour ouvrir des droits. Il faudra avoir travaillé 6 mois au lieu de 4 actuellement.

Nous continuons à exiger :

  • Une autre politique publique de la culture qui réponde véritablement aux préoccupations des premier·e·s concerné·e·s, travailleurs·euses artistes, technicien·ne·s et leurs équipes.
  • Un vrai plan de relance pour financer toutes les formes de travail (créations, répétitions…) toutes disciplines confondues (spectacle vivant, audiovisuel, arts plastiques…) en concertation avec les salarié·e·s de la culture.
  • Des dispositifs d’aide à la diffusion sur tout le territoire national avec des moyens financiers et logistiques conséquents.
  • Un devoir de solidarité des entreprises du secteur, excédentaires en raison de la non-activité : reversement des excédents sous la forme d’un fond national de solidarité.
  • La prolongation d’une année blanche et son élargissement aux nouveaux et nouvelles entrant·e·s à compter de la réouverture de l’ensemble des lieux culturels.
  • L’indemnisation de tou·te·s les chômeurs·chômeuses sur la base d’un Smic minimum ou du dernier salaire avec maintien des droits sociaux (maladie, retraite, maternité, prévoyance, formation).
  • L’arrêt des exonérations et des suppressions de cotisations sociales. Ce sont des dizaines de milliards qui partent en fumée et qui affaiblissent toujours plus notre système d’assurance chômage ainsi que toutes les branches de la Sécu.
  • L’abandon des reformes chômage et retraites.

Nous soutenons les occupations des lieux culturels en cours, et appelons, avec celles et ceux qui les occupent, à amplifier la mobilisation, qu’elle se répande comme une traînée de poudre.

Sud Culture 13 Solidaires
Marseille, 18 mars 2021

Carte des lieux occupés

Sur le site de Sud Culture Solidaires
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Quelques hypothèses quant à l’avenir de la Librairie du Mucem après sa reprise par Arteum

L’idée première du texte ci-dessous était de s’adresser aux administrateurs et administratrices du Mucem alors qu’ils·elles voteront au début du mois de mars la reprise de la librairie du Mucem, et de leur transmette notre inquiétude quant à cette reprise par le groupe Arteum.

Ce texte n’est pas un scénario catastrophe mais un agrégat de faits qui se passent ou se sont passées dans des boutiques gérées par Arteum.

Il nous semble intéressant de rendre ce texte public d’autant plus que dans le même temps où Actes Sud se débarrasse de certaines de ces librairies jugées non rentables (Epona en 2020, librairie du Mucem en 2021), Actes Sud est en plein tripatouillage foncier et financier à Arles pour le plus grand bonheur de ses actionnaires (voir l’article « Quand Capitani s’apprête à s’engraisser sur le dos d’Actes Sud » sur le site du journal L’Arlésienne).


Arteum est une petite société qui grossit, grossit et qui s’est spécialisée depuis quelques années dans les boutiques de musées. Elle comptait une trentaine de salarié·e·s en 2012 et entre 150 et 200 aujourd’hui pour une vingtaine de lieux. Arteum grignote essentiellement sur les plates-bandes de la RMN-GP mais a également repris des boutiques et des librairies aux cinémas MK2 et a aussi la volonté de s’étendre en Europe.

La direction d’Arteum affirme : « La place de la librairie est centrale dans chacune de nos boutiques ». La réalité montre pourtant l’inverse, sauf à comprendre que faire des piles de catalogues ou des meilleures ventes comme dans la grande distribution soit le propre du travail d’un·e libraire… Là-dessus Actes Sud (AS) et Arteum convergent puisque la direction d’AS a affirmé à ses salarié·e·s que la librairie de fonds c’était fini au Mucem, que ça ne marchait pas.

Il est probable que la librairie de fonds soit remplacée par des foulards, des bijoux et autres objets. La part du chiffre d’affaires (CA) consacré au livre passera de 95 % à 50-60 % dans le meilleur des cas. Jusqu’à présent le livre représentait environ 95 % du CA de la librairie du Mucem. Pour information 20 % des billets sur la page Facebook d’Arteum concernent des livres et 80 % des objets…

Ce qui faisait la surprise et la joie de la plupart des personnes qui rentraient dans la librairie — « incroyable, quel fonds, on n’aurait pas pensé trouver ça dans un musée » –, à savoir des milliers de livres consacrés à la Méditerranée (littérature, sciences humaines…) mais aussi des tables sur l’urbanisme, l’histoire, la jeunesse, l’histoire de l’art, la rentrée littéraire, etc., va probablement disparaître assez rapidement le temps qu’Arteum montre patte blanche, avant de ne plus tenir ses promesses.

Comme la direction d’Arteum ne connaît pas grand-chose à la chaîne du livre – à la différence des libraires qui y travaillent – à son arrivée elle installera sans doute un logiciel de gestion qui n’est pas relié aux canaux du livre (Dilicom, base de données de librairie…). Toute opération (réassort, commande…) prendra environ cinq fois de plus de temps qu’avant.

De même, il est possible que des comptes fournisseurs soient bloqués pendant plusieurs mois sans que cela gêne la direction alors que les libraires ne peuvent plus passer de commande. Toute ressemblance avec une situation déjà rencontrée serait fortuite…

Il est probable que les libraires n’aient plus entièrement la main sur les commandes au profit de la centrale d’achat qui dictera ses consignes se contentant des catalogues des expositions en cours et des meilleures ventes. Il est aussi possible que les libraires ne puissent commander ce qu’ils·elles veulent pour les tables de la rentrée et de Noël alors que ce sont les mois les plus vendeurs.

De même, il ne sera probablement plus possible de commander auprès de petits diffuseurs ni de prendre des livres ou des CD en dépôt (pratique habituelle avec les éditions du Mucem et ponctuelle pour les événements à l’auditorium).

Côté « ressources humaines » ce n’est pas mieux !

Il arrive, en période de chômage partiel outre le fait que les salarié·e·s ne soient payé·e·s qu’à hauteur de 84 %, qu’ils·elles ne reçoivent pas les primes qu’ils·elles touchent habituellement.

Le modèle Arteum ce sont des boutiques soi-disant autonomes mais un seul employeur et un CSE unique où il semblerait que les représentant·e·s du personnel viennent uniquement de l’encadrement ou la direction !

Dans ce contexte on comprend mieux pourquoi, à l’idée d’être repris par ce nouvel employeur, plusieurs salarié·e·s de la librairie du Mucem ont démissionné ces derniers mois. Il ne faudra malheureusement pas trop s’étonner si les salarié·e·s de la future équipe dépriment et/ou cherchent à partir ni que les client·e·s aillent voir ailleurs d’autant plus que depuis 2-3 ans le nombre de librairies repart à la hausse à Marseille.

On comprend mieux pourquoi à Paris des professionel·le·s du livre utilisent le terme de « fossoyeur » à propos d’Arteum.

Marseille, le 2 février 2021

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Grève avant liquidation à la librairie du Mucem !

Le Mucem et sa librairie ont beau être fermés, la section syndicale Sud Culture Solidaires pour les librairies Maupetit et du Mucem appelle néanmoins à la grève !

En effet, depuis plusieurs mois et entre deux confinements, les salarié·e·s de la librairie du Mucem travaillent dans des conditions très pénibles : rumeurs de fermeture définitive, départs non remplacés, mépris permanent de la direction, etc.

Actes Sud a décidé pour des raisons financières de se débarrasser de la librairie du Mucem, rattachée à la librairie Maupetit et filiale du groupe Actes Sud. Cela permettra à Maupetit de se retrouver plus rapidement à l’équilibre puis de dégager des bénéfices.

Rien de très original malheureusement ! Les salarié·e·s ne sont que des variables d’ajustement au gré des choix des actionnaires.

Alors que les libraires viennent d’apprendre qu’un repreneur arrivait d’ici quelques mois, Sud Culture appelle donc à la grève (cf. courrier ci-dessous) et demande notamment que les salarié·e·s soient traité·e·s correctement et respecté·e·s, que des conditions de départ soient proposées aux personnes qui ne souhaitent pas travailler dans une boutique de produits dérivés puisque la librairie de fond c’est fini.

« Actes Sud se débarrasse de la librairie du Mucem »

À lire sur le site du journal Le Ravi

« Pointé par ses salariés, Actes Sud devrait lâcher la librairie du Mucem »

À lire sur le site du journal La Marseillaise

« Marseille : Actes Sud cédera la librairie du Mucem à Arteum, “une perspective adaptée” »

À lire sur le site d’Actualitté

« Actes Sud veut céder la librairie du Mucem à Arteum »

À lire sur le site du journal La Provence

« La librairie du Mucem bientôt cédée à Arteum dans un climat social tendu »

À lire sur le site de Livres Hebdo

Marseille, le 14 décembre 2020

À l’attention du directeur des librairies Maupetit et du Mucem

Monsieur,

Eu égard à la situation de délitement qui perdure au sein de la librairie du Mucem depuis plusieurs mois et qui a pour première conséquence le haut niveau d’angoisse, de mésestime et de mépris vécu par l’ensemble des salarié·e·s de cette librairie, la section syndicale Sud Culture Solidaires pour les deux librairies appelle à la grève à partir du 15 décembre 2020.

Les salarié·e·s qui désirent se mettre en grève pourront le faire soit sur le temps de leur prise de poste, soit sur la demi-journée, ou bien sur la journée entière et ce tant que cet appel perdure.

Je me permets de reprendre quelques éléments du courrier que je vous ai fait parvenir le 29 novembre en tant que délégué syndical ; courrier pour lequel je n’ai reçu aucune réponse.

L’inquiétude est alimentée par les résultats négatifs de la librairie et des petites phrases telles que « vous savez, il suffit d’un courrier et la librairie ferme dans six mois » ou « il n’y a pas d’avenir à la librairie du Mucem ». Suite aux questions posées à plusieurs reprises par les instances représentatives du personnel depuis juillet 2020, le directeur général d’Actes Sud a déclaré le 20 octobre qu’il était à la recherche d’un repreneur et que plusieurs scenarii étaient à l’étude. Le CSE extraordinaire du 10 décembre a mis un terme au suspens mais pas à l’inquiétude.

Par ailleurs l’attente a été tout sauf sereine puisque outre les 5 mois de fermeture liée au Covid qu’a connu la librairie, les salarié·e·s de la librairie du Mucem ont pu assister :

  • au départ de la très regrettée responsable de la librairie – un départ non-remplacé !
  • à la démission de la personne chargée notamment de la réception – et votre refus qu’il profite de son préavis pour transmettre ses compétences et savoir-faire qu’il est le seul à maîtriser sur certaines tâches.
  • aux départs pendant leur période d’essai des deux personnes embauchées en CDD.

Lors du CSE extraordinaire du 10 décembre – dont la mise en place déroge sur plusieurs aspects au droit du travail – des représentant·e·s du personnel ont donc été informé·e·s qu’Actes Sud avait trouvé un repreneur et que la proposition allait être transmise à la direction du Mucem. La garantie que les contrats de travail soient repris n’est qu’à moitié rassurante (quelles modalités ? quelle amplitude horaire ? quelle rémunération le dimanche ? quel management ?…). Par ailleurs le tout est accompagné d’un discours répété avec insistance qu’une librairie de fond ça ne marche pas et qu’il faut faire autre chose. D’où l’arrivée d’Arteum spécialiste de la boutique de musée et de la fabrication et la vente de produits dérivés.

La demande formulée par l’ensemble des salarié·e·s lors de la réunion du 23 novembre de moyens et de reconnaissance pour assumer collégialement la prise en charge des tâches de la responsable est elle aussi restée sans réponse. Pourtant l’équipe continue de faire tout son possible pour tenir le gouvernail d’un radeau à la dérive.

Nos revendications :

  • les demandes et questions des salarié·e·s ne doivent pas rester sans réponse ;
  • des propositions de conditions de départ pour les salarié·e·s qui ne souhaiteraient pas être repris par Arteum ;
  • des propositions de reclassement au sein de Maupetit pour les salarié·e·s qui le souhaiteraient ;
  • pérennisation des embauches en CDD à la réouverture ;
  • fin des inégalités de salaire entre libraires de Maupetit et libraires du Mucem ;
  • les salarié·e·s doivent être traité·e·s correctement et respecté·e·s et pas uniquement quand ils·elles servent de force d’appoint à la librairie Maupetit pendant les périodes de confinement et de fin d’année.

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Décidément, nous n’avons pas les mêmes intérêts !

Depuis plusieurs semaines la librairie est au cœur de l’actualité. Nous assistons à un front quasi unanime pour la réouverture des librairies regroupant Amazon (!), la grande distribution, les syndicats patronaux du secteur du livre (SLF et SNE) ainsi que certains ministres. Les petites mains qui font tourner ces ­fameuses librairies sont, elles, inaudibles.

Pour cause, bon nombre de ces salarié·e·s payé·e·s des clopinettes s’épuisent à faire du « click & collect » et attendent avec inquiétude de connaître dans quelles conditions vont rouvrir les magasins où ils·elles travaillent.

L’intense communication sur le « click & collect » fait craindre la progressive transformation des librairies en Amazon de proximité. Le métier se transforme malgré lui. Qui donc a intérêt à encourager la dématérialisation tout en élargissant les horaires d’ouverture ? Certainement pas les salarié·e·s. Pourquoi, tant qu’on n’y est, ne pas mettre en place des équipes de nuit pour préparer les commandes (si possible avec la possibilité de choisir le motif de l’emballage cadeau…) ?

Pour nos dirigeants, le critère de nécessité évoqué en permanence ne renvoie qu’à des activités générant du profit, mais la librairie étant le commerce qui a les marges les plus faibles, c’est compliqué ! D’ailleurs certains groupes dont Gibert ont, à la faveur du premier confinement fermé brutalement des librairies « non-rentables », d’autres se restructurent ou préparent des fusions partielles (Editis-Hachette). Nul doute qu’il en sera de même à la suite du deuxième confinement. Les menaces qui pèsent sur Gibert Jeune n’étant qu’un exemple.

Dans ce contexte, la dernière trouvaille du syndicat des patrons de librairie détonne : le SLF dans sa newsletter du 17 novembre 2020 annonce un partenariat entre Korian et le portail librairiesindependantes.com (une émanation du SLF). Il fallait oser faire de la pub pour le groupe Korian en pleine crise sanitaire qui touche particulièrement les personnes vivant en Ehpad. Korian s’est en effet illustré à maintes reprises ses dernières années par sa capacité à engraisser ses actionnaires sur le dos des personnes âgées qui vivent dans ses Ehpad, ses cliniques spécialisées et ses résidences service.

Ces dernières années, Korian a versé des millions d’euros de dividendes à ses actionnaires. À l’exception toutefois de 2020 où, probablement pris de remords, le groupe a renoncé. Pour exemple, en 2019, ces derniers ont reçu en tout 50 millions d’euros tandis que la directrice générale voyait ses revenus annuels atteindre un million d’euros.

Dans le même temps, des patients meurent d’intoxication alimentaire, des salarié·e·s font l’objet de procédures disciplinaires ou de licenciements pour avoir témoigné de leurs conditions de travail et des mauvais traitements que subissent certain·e·s usager·e·s. Dans la droite ligne de la politique catastrophique de santé publique du gouvernement, Korian rogne sur les effectifs, sur les moyens de protection, de dépistage au sein des établissements qu’il gère. Officiellement tout va bien, pourtant les plaintes pour des faits d’homicide involontaire, mise en danger de la vie d’autrui et non-assistance à personne en danger se multiplient.

Une chose est bien commune aux librairies et aux Ehpad de Korian : la non-reconnaissance des statuts. De la même façon que nombre de libraires « niveau 2 » font un travail de gestionnaire, nombre d’agents de propreté font à Korian le travail d’aide-soignant·e, d’infirmier·e.

Nos organisations demandent donc que soit mis fin sans délai à ce partenariat qui déshonore notre profession.

Marseille & Paris, 19 novembre 2020

Pour plus d’information sur Korian, consulter le
blog de la section Korian du syndicat Sud Santé sociaux

SUD CULTURE 13 Librairie
29, bd Longchamp, 13001 Marseille sudculture13(a)gmail.com

Section CGT Gibert Joseph
26-34 boulevard Saint-Michel, 75006 Paris
cgt.librairies(a)gmail.com

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